Durant la formation que j'ai suivi "Au coeur de Soi", Aurélie a expliqué que « la honte est une émotion que l’on a apprise, en lien avec la sexualité. La société nous renvoie que les plaisirs de la chair sont honteux, sont sales, qu’il ne faut pas en parler … Au moment où l’enfant a besoin d’explorer son corps, on lui imprime dans l’esprit que c’est une mauvaise chose ».
Elle a expliqué que « l’on réalise que la honte est une attente irréaliste d’être toujours bon car tous les humains ont des parties honteuses à l’intérieur d’eux-mêmes, ça voudrait dire alors que tous les humains sont mauvais ».
Selon Aurélie «en accueillant cette partie de moi qui a honte, sur le domaine de la sexualité ou un autre, je peux sentir que je ne suis pas seule à avoir vécu ça. Tout le monde a une partie dont il a honte ».
« Qu’est-ce que je dirai à cette personne qui a honte ? » « C’est moche, c’est sale, c’est affreux ce que tu as fait ! Tu ne mérites pas d’être aimée ! » ou au contraire, est-ce que j’aurai envie de l’accueillir, de l’embrasser et de lui dire juste « Merci » « Merci de me montrer que moi aussi j’ai des parties en moi qui me font honte, que je cache ».
« Déposer ses parties les plus honteuses, permet de réaliser que l’on n’est pas seul à porter des choses, à cacher des choses qui nous font honte. La honte est un sentiment qui rassemble tout le monde. Derrière cette émotion se cache un vrai message, une vraie opportunité de s’aimer, telle que je suis car je mérite d’être aimée. Merci je m’aime, merci je t’aime ».
« Qu’est-ce que cette situation, cet évènement, ce que j’ai fait et qui m’a fait éprouver de la honte, a généré de beau ? »
En repensant à mes comportements vis-à-vis de Sacha, en connectant au profond sentiment de honte que j’ai éprouvé et que j’éprouve encore, je prends conscience que je touchais et touche à ma blessure d’attachement et à la certitude qui était/est la mienne à cet endroit-là et qui me dit : « Tu ne mérites pas d’être aimée ».
L’humain ayant besoin sans cesse de valider ce qu’il croit être, j’ai moi-même validé cette croyance « tu ne mérites pas d’être aimée » en commettant des actes, en ayant des paroles et des comportements qui me faisaient avoir honte. La boucle était bouclée, je validais mon scénario.
Eprouver la honte m’a permis d’apprendre qu’elle faisait partie de moi, que je ne pouvais que l’accueillir, la reconnaître pour ce qu’elle est vraiment, une opportunité de m’aimer, telle que je suis car, lorsque j’ai commis ces actes, lorsque j’ai eu ces paroles et ces comportements, je n’étais pas moi-même, j’étais sous l’emprise de mes injonctions d’enfant, je validais mon scénario.
Cela m’a permis de comprendre que je mérite d’être aimée, que je n’ai pas à prouver quoi que ce soit, que je n’ai pas à être une autre personne pour l'être, non, lorsque j'étais enfant j'avais le droit d'être moi-même, j'avais le droit d'être aimée pour ce que j'étais, je n'avais rien à changer, à prouver.
Aujourd'hui, dans ma vie d'adulte, j’ai le droit d’être moi-même, je ne suis plus obligée de me cacher.
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